Hockey – Aussi inoffensif qu’il y paraît

Lorsque les joueurs s’écrasent contre les planches, glissent sur la glace sur plusieurs mètres en cas de chute ou se prennent un bâton entre les côtes, les spectateurs n’ont pas vraiment envie de changer. Mais aussi dur que le hockey sur glace puisse paraître, ce sport est plus inoffensif que beaucoup de gens ne le pensent. L’équipement de protection professionnel, qui est aujourd’hui la norme pour les joueurs de hockey sur glace, peut amortir la plupart des coups de bâton et des chutes.

Hockey sur glace : la protection est une exigence

Le hockey sur glace est un sport d’équipe pratiqué sur une surface glacée avec deux équipes de cinq joueurs de champ et un gardien de but. À l’aide de bâtons de hockey spéciaux, les joueurs essaient de pousser un disque de caoutchouc dur, le “palet”, dans le but de l’adversaire. Les deux joueurs portent des patins et un équipement de protection rembourré. Il se compose d’un casque avec visière ou grille, d’une minerve, d’une protection de la poitrine, de coudières, d’une protection génitale, de protège-tibias allant jusqu’au genou et de gants épais. Sous l’armure de protection, on porte des sous-vêtements thermiques et des pantalons rembourrés, par-dessus lesquels on porte le maillot, qui marque l’appartenance à une équipe. Comme le gardien de but est particulièrement menacé par les tirs acérés du palet, il porte un protège-gorge, une armure de poitrine et un casque spécial en plus de l’équipement normal.

Blessures fréquentes au hockey sur glace

Un palet de hockey peut atteindre jusqu’à 160 kilomètres par heure avec un coup puissant. Si elle touche une zone non protégée, les coupures et les contusions sont inévitables. Les coups de bâton intentionnels ou non intentionnels de l’adversaire ou un choc violent contre les planches qui entourent la surface de la glace provoquent souvent des blessures. En raison de la rapidité et de l’agressivité du jeu et des conditions particulières sur la glace, les blessures sont typiques du hockey sur glace. Environ 80 % des blessures sont des traumatismes aigus, résultant pour la plupart d’un contact physique direct lors d’un duel. Les 20 % restants sont des blessures dues à la surutilisation. Neuf joueurs professionnels sur dix se blessent au moins une fois par saison. Toutefois, comme les blessures sont généralement superficielles et faciles à traiter, cette statistique ne montre pas nécessairement la nature dangereuse de ce sport.

Blessures à la tête et au bras en hockey sur glace

Les blessures à la tête, à 33 %, sont parmi les blessures les plus courantes dans le hockey sur glace. Le visage, le cou et le crâne des joueurs sont souvent perforés ou coupés, mais ils peuvent généralement être traités ou suturés sur place. Grâce aux casques modernes, les traumatismes craniocérébraux graves ou les fractures du nez ou de l’os zygomatique sont rares dans le hockey sur glace. Comme le port de la demi-visière est obligatoire en Allemagne, les blessures oculaires sont également assez rares dans le hockey sur glace. Avec 21 %, les bras et les mains sont les deuxièmes plus fréquemment touchés. L’épaule est la zone la plus touchée, par exemple par les contusions dues à une chute ou au fait de rebondir sur les planches. Malgré les protections des épaules, des fractures et des lésions se produisent de manière répétée à la suite de coups de bâton ou de palets. Si un bâton ou un palet frappe les doigts avec force, même un gant bien rembourré ne peut plus faire grand-chose : Fractures des doigts, rupture de capsules ou de ligaments. Les gardiens de but, en particulier, sont exposés à des risques de blessures aux mains.

Hockey sur glace : blessures aux jambes et aux pieds

17 % des blessures sportives au hockey sur glace affectent les jambes, les hanches et les genoux des joueurs. Les accidents classiques du hockey sur glace sont des déchirures de ligaments ou de capsules dans l’articulation du genou, en particulier dans le ligament interne du genou. Malgré les genouillères, des fractures de la rotule peuvent également se produire à la suite d’un impact très fort sur la glace ou sur le coussin. Dans la zone du bord de la chaussure, les bleus et même les fractures sont souvent causés par des chutes ou des coups de bâton. Avec une fréquence de 11 %, les pieds et l’articulation de la cheville risquent de se blesser. Les déchirures des ligaments ou les syndesmoses sont fréquentes à l’articulation de la cheville. Dans la zone du pied, on observe des fractures répétées dans le métatarse ou au niveau du tarse. Les blessures à la colonne vertébrale et au tronc font partie des tableaux cliniques les plus rares du hockey sur glace. Les collisions avec d’autres joueurs ou avec la planche causent souvent des bleus, mais les blessures ne sont généralement pas aussi graves en raison de l’épais rembourrage des protections.

Prévention des blessures

La majorité des blessures au hockey sur glace sont aiguës. Elles résultent généralement de duels agressifs, de coups de bâton ou de coups de palet. Le port d’un équipement de protection professionnel est donc l’exigence de base pour un jeu sûr. Les dommages à long terme et les blessures musculaires peuvent être évités grâce à des phases d’échauffement prolongées avant l’entraînement ou la compétition. Si les joueurs sont en bonne condition d’entraînement et en excellente condition physique, rien ne peut faire obstacle à un jeu avec peu de blessures selon le principe du “fair-play”.